Maréchal des logis-chef 1995

LA PERIODE CONTEMPORAINE

Après 57 années de sommeil, le 3ème régiment de Chasseurs est recréé le 11 septembre 1981 au camp de Fontevrault près de Saumur. Son étendard, venant des Invalides, est remis au lieutenant-colonel de BAZELAIRE.

Jusqu’alors, les unités de soutien blindées de l’Ecole d’Application de l’Arme Blindée et de la Cavalerie stationnées à Fontevrault, étaient regroupées sous le nom de Groupe d’Escadrons de Manoeuvre (GEM), par opposition au Groupe d’Escadrons des Services (GES) stationné à Saumur. Les unités de Fontevrault sont au nombre de quatre : un escadron de Blindés Chenillés (EBC) équipé de chars AMX 30, de chars AMX 13 et de véhicules chenillés de transport de troupes (VTT) ; un escadron d’Automitrailleuses (EAM) équipé d’Engins Blindés de Reconnaissance (EBR) et d’Automitrailleuses Légères (AML) ; un escadron de Camp (EC), chargé du maintien en condition du terrain de manoeuvre et du soutien « vie » des personnels ; un escadron d’Instruction (EI) chargé de l’instruction de base des militaires du rang appelés pour l’ensemble de l’Ecole.

En mai 1984, la création de la 12ème Division Légère Blindée (DLB) mise sur pied par l’EAABC modifie l’organisation de l’Ecole et de son soutien blindé. Le 507ème régiment de Chars de combat est recréé au même moment lui aussi à Fontevrault. L’escadron de Blindés Chenillés ainsi que l’escadron d’Instruction lui sont rattachés pour créer une parité entre les régiments. L’étendard du 507ème RCC, conservé depuis 1980 par le Groupe d’Escadrons de Manoeuvre
, puis par le 3ème Chasseurs, est remis à son nouveau chef de corps.

Les régiments blindés ne conservent donc, en propre, qu’un seul escadron de blindés. Cependant, le volume des escadrons est sans commune mesure avec celui des autres unités élémentaires de l’Arme. La totalité du matériel blindé du corps s’y trouve regroupée et l’organisation interne du temps de paix permet à chaque peloton de "dériver" en temps de guerre une unité élémentaire dont les personnels proviennent de l’Ecole. Le 3ème Chasseurs se compose donc en version « guerre » de trois escadrons d’automitrailleuses légères Panhard à canon de 90 mm et d’un escadron anti-char Milan sur jeep. 

Pendant 10 années, jusqu’à la dissolution
de la 12ème DLB le 23 avril 1994, la vie du 3ème Chasseurs va être rythmée par la succession et souvent la simultanéité de ses deux missions : le soutien de la composante « cavalerie blindée » au profit des stagiaires de l’Ecole et la préparation de la mission « guerre » dans le cadre de sa grande unité. Pendant cette période, où la symbiose avec les cadres de l’Ecole qui renforcent le régiment est totale, trois journées par mois sont consacrées à la préparation au combat au sein des unités élémentaires qui sont mises sur pied pour la circonstance. Des manoeuvres annuelles, au mois de juin au camp de Mailly, regroupent l’ensemble des corps de la division. Le régiment s’y déplace par la route, en unités constituées, en bivouaquant sur le chemin dans des villes et villages accueillants comme Aubigny sur Nère. Ces déplacements sont l’occasion de mettre en œuvre les moyens radio du corps en profitant des élongations dues au déplacement et de pouvoir ainsi tester la transmission du renseignement, raison d’être d’un régiment de cavalerie légère blindée. Outre la préparation opérationnelle, ces périodes de vie en campagne alternant manoeuvres et tirs au canon sont mises à profit pour parfaire les savoir-faire des stagiaires de l’Ecole qui forment les équipages.

En 1993, le 3ème Chasseurs est valorisé par la perception des engins ERC 90 Panhard « Sagaie » en remplacement des AML 90 puis des VLTT P4 en remplacement des jeeps. Au début de l’année suivante, les AMX 10 RC jusqu’alors détenus par le 507ème RCC lui sont attribués. Cependant, la mission de soutien blindé du régiment ne doit pas faire oublier son autre mission : le soutien du camp national de Fontevrault, de ses personnels et de ses installations. Pour mener à bien cette mission, essentielle pour la formation des stagiaires de l’Ecole dont le camp de
Fontevrault constitue le « ballon d’oxygène », le régiment dispose d’un Escadron de Commandement et de Soutien, véritable escadron de camp. Cet escadron se compose d’un peloton « tir » chargé de la maintenance des champs de tir, de la ciblerie et des opérations de sécurité liées à cette activité. Il se compose également d’un peloton de « pionniers » chargé du maintien en condition et de l’amélioration du terrain de manoeuvre. Il se compose enfin d’un peloton de « services » chargé de soutenir les personnels en alimentation et en hébergement.

Equipé de matériels modernes et servi par
des cadres et des militaires du rang compétents et à la disponibilité exemplaire, le 3ème Chasseurs dans la tradition de ses aînés est devenu un outil performant au service de l’EAABC. Avec la disparition de la 12ème DLB, la mission « guerre » du régiment est en gestation. Il serait cependant dommage de se passer du capital humain et opérationnel acquis depuis maintenant plus de dix ans. Aujourd’hui, le régiment comme tous ses frères blindés attend les décisions sur son devenir. Fier de son passé au service de la France, comme en témoignent les victoires inscrites à son étendard il ne souhaite qu’une seule chose, continuer à servir et à faire vivre le capital de gloire que lui ont livré les générations successives depuis 1675.

Malgré cela, le 3ème Chasseurs sera dissous le 31 août 1997 à 0 h 00.

Mise à jour le 13 septembre 2016

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